• Assoc. PRESAGE datations de l'église Saint-Géraud - SAILLANS. Association PRESAGE - datation des différents éléments de l'église SAINT-GERAUD à SAILLANS.

    Géraud ou Gérauld ou encore Guiral d'Aurillac fut déclaré saint par la voix populaire. Il est un des premiers exemples de saint à avoir été canonisé par le peuple, sans avoir subi le martyre ou être entré dans les ordres.

    Parmi ses aïeux Géraud comptait: le premier empereur romain converti au christianisme; marquant ainsi la fin d'une ère de persécution des chrétiens,  un empereur qui aida l'église chrétienne à prendre son essor, en établissant la liberté de culte par le biais de l'édit de Milan: Constantin 1er dit Constantin le Grand.

    Géraud était aussi apparenté à Charlemagne. Sa grand-mère fut la fille de Pépin 1er roi d'Aquitaine, le père de Charlemagne.

    Les temps étaient troublés, et il devait défendre ses territoires; mais au combat, il faisait avancer ses troupes avec la pointe des lames en bas, pour donner une chance à la négociation jusqu’au dernier moment. Son tombeau attira immédiatement de nombreux pèlerins et assura le développement de la ville d'Aurillac.

    Affiche dans l'église de SAILLANS début 2011.

    A-Création du PRIEURE de SAILLANS: 

    Vers 890, les habitants de Soliens (Saillans) ont obtenu du Comte Gérauld d'Aurillac
    -Guiral d'Orlhac-, alors qu'il se rendait à Rome, 
    la création d'un prieuré.
     Le futur Saint Géraud faisait ce pélerinage tous les 2 ans, pour rendre hommage au Pape.
     
    Les religieux et des hommes corvéables élevèrent donc un monastère bénédictin
    (de l'ordre de Saint Benoit, réformé par Saint Benoit d'Aniane) demi-conventuel - à moitié religieux.
     
    Des murs crénelées, des tours et des fossés, entouraient les bâtiments claustraux. Ce prieuré devint un aimant de développement. Il faut dire qu'en ces temps troublés, les populations cherchaient la protection de la religion.
    Très rapidement des familles vinrent se fixer à proximité. Et le prieuré profita des libéralités des seigneurs des alentours qui le dotèrent généreusement.
    Ce monastère dépendait des Abbés d'Orlhac (Comtes du Cantalès), qui avaient hérité de Géraud. Abbés, mitrés et crossés exerçant des fonctions d'évêque.
     
    Le commerce des laines, la fabrication des draps, le flottage des bois et l'agriculture occupaient les habitants du bourg. Mais les évèques de Die parvinrent à s'insinuer dans les affaires du prieuré et donc de la cité.
    Le 12 décembre 1299,
    Saillans passa des mains de l'abbé d'Aurillac
    à celle de l'évèque de Die et de Valence, après une
     
    guerre:
    de 1277 à 1299 entre Amédée de Roussillon (1276-1281/décrit par un contemporain: cheveux en désordre et barbe au vent, marchant à la tête de son armée composée de robustes paysans) puis Guillaume de Roussillon, évêques de Valence et Die;
    évéchés alors réunis par le pape Grégoire X-Tebaldo Visconti-1210-1276-
     
    contre:
    Aymar IV de Poitiers, Comte de Valentinois.
    Cette famille qui tire son nom de la montagne de Peytieu près de Nyons a bénéficié du titre de comte de Valentinois vers 1150.
    L'évêque Jean de Genève (évêque nommé entre Amédée et Guillaume) s'entendit avec les Poitiers, et les plaies furent pansées avant de nouveaux affrontements.

    La DERIVE  limitée:

    Pendant ce temps, la richesse du couvent en vient à servir les goûts sensuels de certains moines, qui y vivaient une vie matérialiste et oisive.

    En 1303 le prieur de Saillans: Jehan de Sucher résolut de revenir à la règle bénédictine. Il demanda donc à Pierre Draconnet De Montauban (l'abbé d'Orlhac satisfait qu'il soit fait appel à lui alors que le prieur de Saillans dépendait depuis peu de l'évèque de Valence et de Die) :

    la rédaction d'un règlement monastique. Ce règlement fut bien accepté, d'autant plus qu'il permettait au bout du compte, une vie douce et tranquille aux moines.


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